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Numéro 11

Ayi Kwei Armah : une conscience exigeante

Prof. SÉRY BAILLY
Numéro Spécial 11 – Décembre 2016 : Actes du Colloque International « Ayi Kwei Armah et le destin de l'Afrique » (2016) Page(s) 1 - 12 ISSN 2076-6130

Résumé / Abstract

nthrope plein de ressentiment qu’on veut lui coller , Ayi Kwei Armah ambitionne de nous réconcilier avec nous -mêmes pour exister dans le monde avec les autres peuples et affronter ensemble une mondialisation décriée aussi bien par Armah que par Edgar Morin1. Ma rencontre avec le premier roman de l ’écrivain remonte au milieu des années 1970. C’était au cours de mes recherches qui m’ont conduit vers la thèse de troisième cycle avec le thème « Le désenchantement dans la littérature africaine de la deuxième génération ». A cette époque nous admirions sans retenue le livre de Charles Larson The Emergence of African Fiction. Notre aîné et maître feu Dailly Christophe n’était pas séduit comme nous car il avait le recul et la hauteur qui nous manquaient. La traduction du premier roman d’Armah par mon directeur de thèse Ro bert Mane et son épouse nous a donn 2 savoir pourquoi, dans son livre Le capital-lettres (1990), Alain Etchegoyen dit que « Les romans nous préparent à la vie ». Par-delà les limites du sous-titre Des littéraires pour l’entreprise , l’occasion de ce colloque est propice pour se demander comment les lettres nous y préparent. Dès le commencement, notre auteur a été incompris dans son milieu familial . Mais il est surtout un défi pour l es critiques littéraires. Nous venons dire qu’il y a bien des valeurs à s’approprier chez Armah pour la renaissance africaine. Ce travail heuristique nous incombe, citoyens, lecteurs et critiques d’aujourd’hui, mais surtout aux jeunes

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Comment citer cet article :

Prof. SÉRY BAILLY. « Ayi Kwei Armah : une conscience exigeante ». Revue Ivoirienne de Langues Étrangères, Numéro 11, 2016, p. 1. ISSN 2076-6130.